Gestalt est un terme d’origine allemande. Il provient du verbe gestalten traduisible par «mettre en figure, organiser par rapport à un sens». Il est d’ailleurs préférable d’utiliser le verbe car il indique l’incessant processus de construction et de destruction de figure intrinsèque à toute forme de vie.

Nous avons pour habitude d’appeler «La Gestalt» tout un ensemble de pratiques d’interventions et d’accompagnement. La Gestalt se situe au carrefour de plusieurs courants européens, américains et orientaux: approches phénoménologique et existentielle, psychanalyse...

Souvent connue dans sa dimension psychothérapeutique, la Gestalt à pourtant été conçue et développée par ses fondateurs comme un «outil» de transformation qui s’adresse aussi aux personnes en «bonne santé» et aux Organisations.  La Gestalt met l'accent sur la prise de conscience du processus en cours dans l'ici et maintenant de chaque situation; elle développe le sens de la responsabilité et réhabilite le ressenti émotionnel. Elle développe une perspective cohérente de l'être humain, en relation permanente avec son environnement, intégrant ses cinq dimensions principales: sensorielle, affective, intellectuelle, sociale et éthique.

 

La Gestalt favorise un contact authentique avec les autres, un "ajustement créatif" à l'environnement ainsi qu'une prise de conscience des dysfonctionnements anachroniques qui nous poussent trop souvent à des conduites répétitives. Elle permet le repérage de nos processus de blocage ou d'interruption dans le cycle du contact et dévoile nos inhibitions, nos évitements ainsi que nos illusions persistantes.

 

La Gestalt propose, plutôt que d'expliquer les origines de nos difficultés, d'expérimenter des pistes de solution dans la libre construction d'un sens. A la recherche du savoir pourquoi, elle ajoute le sentir comment, mobilisateur de changement.

 

Chacun travaille à partir de ce qui émerge pour lui dans l'instant, qu'il s'agisse d'une perception, émotion ou préoccupation actuelle, de la reviviscence d'une situation passée mal résolue ou inachevée, ou encore, de perspectives d'avenir préoccupantes. On pourra explorer, par exemple, certains sentiments peu exprimés, tels que : solitude profonde, manque de confiance en soi, colère "rentrée", mais aussi besoin d'écoute ou de reconnaissance sociale.

 

La Gestalt intègre de manière spécifique un ensemble cohérent de techniques variées, verbales et non verbales, utilisant la parole, l'émotion, l'imaginaire, la créativité, le mouvement, le corps…

 

 Dans le champ des organisations:

  • en formation (individuelle ou de groupe),

  • en conseil, auprès d'entreprises ou institutions,

  • en coaching individuel, avec des chefs d'entreprise ou des cadres et en coaching de groupe.

 

En psychothérapie (individuelle, de groupe) : pour des personnes souffrant de troubles psychologiques ou psychosomatiques, de problèmes existentiels (mal-être chronique ou crise passagère) ou désirant mieux assumer    une situation particulière (deuil, séparation, sentiment d'exclusion, etc.) ;

 

En développement personnel : pour des personnes recherchant un"plus-être", un épanouissement de leur potentiel latent.

 

Sources & références :

Le grand livre de la Gestalt. Ed Eyrolles

Site de la Société des Coachs Gestlatistes

Site de l’European Association of Gestalt Therapy 

Un système est un ensemble d’éléments en interaction dans la poursuite d’une ou plusieurs finalités spécifiques. L’ensemble des ses interactions consomment de l’énergie et échangent des informations.

 

Un des caractéristique fondamentale du système est de rechercher l’assurance de sa survie. L’ensemble des changements et non changements sont guidés par cette recherche d’homéostasie. Tout s’organise autour d’un point d’équilibre qui vise à la perpétuation. Naturellement tout système est en interdépendance avec son Environnement par un jeu de flux entre «l’intérieur et l’extérieur» du système.

 

Un système est dit complexe dès lors qu’il s’inscrit dans une logique non linéaire, c’est à dire qu’il est impossible de définir les liens de causes à effets. 

 

Tout système humain est dit complexe parce qu’il n’est pas un système « mécanique » (logique linéaire ; lien de causalité). C’est un système sensible, dont le comportement est ouvert à de multiples causes non mesurables. La connaissance des parties ne suffit pas à expliquer le comportement du tout.  Le tout est différent de la somme des parties. La somme de talents individuels ne donne pas forcement un talent collectif…

 

L’approche systèmique permet d’intégrer qu’il n’existe pas de statut de neutralité absolue. Dès lors qu’un acteur est dans un système, il influe dessus.

 

L’approche systèmique est profondément constructiviste. Les système construit et déconstruit sa propre réalité. Comme l’indique J.A Malarewicz, La langue française nous indique qu’il faut «prendre une décision», la langue anglaise de propose de «make a decision». Deux options radicalement différentes. D’un côté on fait comme si la décision préexistait quelque part, de l’autre s’inscrit de un processus de fabrication de la décision.

 

Complexité  est terme dérivé du verbe latin "Complectere", composé de la racine "Plectere", signifiant tresser, lacer, enlacer, entrelacer, attacher, accoler, rapprocher, et du préfixe accompagnateur "Cum" signifiant "Avec". "Complectere", veut donc dire étymologiquement : Tresser, Tisser ensemble, Tisser avec. 

 

La pensée complexe tel qu’elle a été développée par Edgar Morin nous apprend à sortir du disjonction / réduction / unidimensionnalisation. Elle met l’accent sur les phénomènes de distinction / conjonction pour distinguer sans disjoindre.

 

 

Sources & références :

Systèmique & entreprise.  J.A Malarewicz. Ed. Village Mondial 

Introduction à la pensée complexe. E. Morin. ESF  Editeur

 

 

La Théorie Organisationnelle de Berne permet d’identifier les éléments structurants de l’organisation (modèles internes de l’autorité, culture (valeurs, histoire, règles…), organisation de la production, etc…), et de mettre en évidence leurs interactions (la dynamique) afin de produire le changement pertinent en s’appuyant sur les ressources disponibles.

La théorie de "l'Element Humain" a été développée par Will Schutz, psychologue Américain. La méthode  s’articule autour de trois axes majeurs :

  • La satisfaction de la réalisation de buts individuels, interpersonnels et organisationnels

  • La clarification des phénomènes d’inclusion, de pouvoir et d’authenticité dans les groupes

  • L’identification des facteurs d’efficacité et d’échecs professionnels

Elle offre des clés de lecture simple pour comprendre l'importance de la sincérité et de la confiances dans les liens humains et son rôle dans le performance des Organisations.

Méditation plein Conscience

La médiation est traditionnellement associée à des pratiques religieuses. Depuis le début des années 2000, une médiation «laïque» se développe. De nombreuses études, confirment ses apports dans les domaines suivants : relaxation, concentration, décision, connaissance de soi, prévention des burn-out. Sur le plan neurobiologique on observe une amélioration des défenses immunitaires, une forte diminution des taux de rechute chez les personnes ayant fait une dépression. Cette pratique «sans intention» nous apprend à développer un meilleur contact de soi à soi et de soi aux autres, de soi au monde.

Le modèle réflexif en Supervision & en Analyse des Pratiques

L’expression « pratique réflexive » prend racine dans le pragmatisme Américain. Ses principaux représentants (Schön, 1994; Argyris, 1995; Lecomte et Savard, 2004), préconisent une analyse régulière des pratiques, analyse exigeant une réflexion en cours d’action et une réflexion sur l’action. L’analyse réflexive en cours d’action consiste à penser, à conscientiser, dans l’action, et elle est suivie par une analyse réflexive sur l’action, une démarche nécessitant un recul ou une période de retrait, habituellement dans le cadre d’une supervision ou le supervisé apprend à rendre compte au fur et à mesure de ses interventions de ce qu’il fait quand il fait ce qu’il fait. Ce type de supervision est complexe, polyvalent, organismique, systémique, et le superviseur adopte le rôle de professeur, de consultant, d’expert, de conseiller ou de collègue selon les besoins exprimés, selon le contexte de la supervision, selon la personne impliquée, selon l’entente préalable et selon les étapes du processus d’apprentissage. Les rôles, les techniques et les comportements du superviseur sont donc variables et prennent surtout en compte la relation superviseur/supervisé et la relation intervenant/client. 

 

Dans un modèle réflexif le superviseur préconise :

  • Un dialogue ouvert

  • Une relation d’associés

  • La recherche de solutions

  • L’analyse objective et empathique 

  • L’efficacité thérapeutique

  • La transmission de principes et de théories 

  • La discussion

  • L’échange d’opinions

  • Le soutien

  • La confrontation

  • La collégialité

  • La coopération 

  • L’atteinte des objectifs énoncés

  • L’acceptation de ce qui est

  • La clarification 

  • Les encouragements

  • L’autoévaluation

  • La conscience de l’impact des gestes posés

  • L’ajustement aux divers contextes 

  • Le travail de collaboration avec les autres professionnels

  • La polyvalence

 

Source : Article d’Yves Vaugeois